Jennifer Delplanque

L'itinéraire des sentiments - Dessin

Lauréate du concours Le Jour / La Nuit

En octobre 2018, Jennifer Delplanque apprenait qu’elle était la lauréate du premier concours artistique de La Maison : Le Jour / La Nuit. Pendant un an et demi, elle a travaillé d’arrache-pied pour nous présenter sa nouvelle production : L’Itinéraire des sentiments. La pandémie du coronavirus nous a forcé à repousser l’exposition initialement prévue en mai 2020 au mois de décembre de cette saison. Mais ce n’est que reculer pour mieux sauter. Voici en quelques mots l’univers que l’artiste a créé spécifiquement pour La Maison.
L'Itinéraire des sentiments se dessine au travers de séries d’autoportraits, souvent représentés à la manière de masques aux inspirations primitives et païennes. On y découvre une mythologie personnelle, intime, où l'artiste questionne l'identité par la métamorphose et la projection de soi, et où la figure de l'homme sauvage prend toute sa place.
Les paysages volcaniques sont fantasmés et les autoportraits deviennent les cartographies d'instants vécus et de terres lointaines remémorées.
Ces visages parfois inquiétants, bestiaux, voire grotesques, se déclinent avec pour fil conducteur la volonté de rencontrer l'âme et d'interroger l'identité toujours mouvante, insaisissable. La distorsion de la réalité par le rêve nous interroge sur la compréhension de celle-ci. Le travail de l'artiste est une succession de rencontres intermittentes entre le monde tel qu'elle
le perçoit et le sauvage. L'univers graphique de Jennifer Delplanque s’étend aussi sur des paysages volcaniques aux laves colorées, coulantes et autres formes organiques, minérales non sans évoquer les thèmes de la fertilité et de la sexualité. Des silhouettes pénètrent dans des coquillages-cavernes révélant une métaphore sur l'écoute de soi, la rétrospective, l'intériorité. S’y côtoient aussi des roches et silex nous ramenant encore une fois au primitif. L'autoportrait disparait peu à peu, laissant place à la narration aléatoire que l'artiste aime entretenir avec la réalité. Les métamorphoses s’y meuvent avec une grande liberté.

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