Royan

Marie Ndiaye / Frédéric Bélier-Garcia

De Marie Ndiaye
Avec Nicole Garcia
Mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia
Lumières : Dominique Bruguière
Décor : Thierry Flamand
Son : Sébastien Trouvé

Royan raconte la disparition d’une adolescente en son lycée à travers le souvenir, les craintes, les égarements, la biographie de sa professeure de Français – qui ne sait comment s’en défendre, et l’expliquer à ses parents qui l’attendent devant sa porte.

En rentrant chez elle, une professeure de français s’arrête dans les escaliers pour aller à son appartement. Elle perçoit les signes infimes de la présence d’un couple sur son palier, un étage plus haut. Elle distingue le bruit de leur respiration, sent leur présence et, bien qu’ils ne parlent pas, elle les reconnaît, elle sait sans doute possible qui sont ces gens. Immobile, elle reste figée dans son mouvement, et comprend qu’elle ne peut pas rentrer tant que ce couple est là, à l’attendre. Elle a tout fait, jusqu’à présent, pour éviter de les rencontrer. Ils lui tendent un piège en osant venir jusque chez elle, piège dans lequel elle est résolue à ne pas tomber, quitte à errer la nuit entière dans Royan.
"Le monologue de cette femme se déroule durant ce moment - dans cet espace de temps qui s’étire, cesse d’être mesurable ou perceptible pour elle. Elle s’adresse aux deux êtres qui sont là-haut, un homme et une femme : ils sont les parents d’une de ses élèves, Dalila, qui s’est jetée par la fenêtre un mois auparavant, qui en est morte. Les parents veulent désespérément une explication, des raisons, un sens au suicide de leur fille. Elle, la professeure, estime qu’elle n’a rien à leur dire. Néanmoins elle leur parle de Dalila telle qu’elle l’a connue et beaucoup aimée et, plus encore, d’elle-même, née et élevée à Oran. Elle tente de reconstituer ce qui l’a conduite d’Oran à Royan et pourquoi elle refuse d’endosser la moindre responsabilité dans la mort de Dalila même si, d’une certaine façon, elle s’est toujours vue, reconnue en cette élève." Marie Ndiaye

" J’ai mis en scène trois pièces de Marie Ndiaye : Hilda (son premier texte pour le théâtre, Prix de la Critique 2002), Honneur à notre élue, et La Vengeance m’appartient. Mettre en scène une pièce de Marie
NDiaye, c’est mettre en mouvement, en image, une pensée qui se déploie en nœuds et fulgurances..." Frédéric Bélier-Garcia, Metteur en scène

Production : Les Visiteurs du Soir

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