Les géométries du dialogue

Cie Juscomama

Auteures / Interprètes Justine Macadoux et Coralie Maniez | Accompagnement à la mise en scène Benjamin Villemagne | Création son Antoine Aubry | Régie générale / lumières Michaël Philis | Administrateur de production Nicolas Ligeon | Accompagnement à l’écriture François Hien | Construction décor Quentin Lugnier

Nikki est une petite fille sans visage. Une boîte noire, support à toutes les rêveries. Née du flou, elle est délicate, sensible, timide et aime dessiner.

Elle pourrait être un phasme, une éponge, une fenêtre, elle se fond, s’efface. Elle observe sa mère se maquiller, faire émerger du néant un visage immuable, une identité composée d’éléments distinctifs. Au fil d’épisodes parfois cocasses, parfois dramatiques, Nikki va à son tour « s’inventer » son visage, gagnant à chaque étape un élément distinctif qui la définit. En parallèle nous découvrons parfois Nikki et sa mère, des années plus tard. Nikki a son visage définitif. Sa mère, elle, vieillit, et sa mémoire se perd peu à peu. C’est de cette mère autrefois rigide que Nikki va peu à peu réapprendre une souplesse disparue, et reconquérir le flou dont elle s’est exilée. 

Spectacle suivi d’un bord de scène

Coralie Maniez et Justine Macadoux, les deux auteures-interprètes du spectacle, explorent depuis plusieurs années les possibilités du langage permis par les boîtes noires, aux faces en ardoise, qu’elles portent comme des masques. Ces objets permettent de déployer un récit porté par un dessin évolutif, réalisé partiellement à vue par les interprètes elles-mêmes, mais également de mettre en jeu les corps au plateau. Cette double écriture, physique et graphique, se révèle particulièrement féconde : elle permet de raconter des événements à la fois très concrets, mais dont la dimension existentielle ou métaphysique est immédiatement lisible.
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