LA SAISON par genre


Amok
Théâtre

Amok

Intense, physique, saisissant, Alexis Moncorgé incarne la noirceur et la folie d’une âme. Une révélation !

Stefan Zweig est l’un des auteurs les plus lus au monde. Deux de ses oeuvres adaptées pour le théâtre mettent en scène l’homme seul face à un monde indéchiffrable.

Alexis Moncorgé a choisi Amok, récit brûlant d’un homme fou d’amour, perdu, éperdu. Face au public, il conte sa vie. Une nuit de mars 1912, ce jeune médecin rentre en Europe à bord d’un bateau. Il a passé cinq ans en Malaisie, submergé par l’étrangeté et l’isolement. Le bateau avance dans la nuit et lui aussi tente d’avancer, dans la jungle de ses sentiments, ceux qu’a fait naître une femme venue lui demander son aide un jour au dispensaire. Cette femme deviendra son idée fixe. Son obsession. Son « amok ».

Le comédien est saisissant dès la première scène. Il parle et le temps se fige. Il perd tout, jusqu’à lui-même. La part d’ombre, l’une des clefs de l’oeuvre de Zweig – contemporain de Freud – orchestre le récit. La phrase est belle, les mots se font poésie. Est-il fou ? Lui a-ton réellement fait du tort ?

Alexis Moncorgé, puissant et convaincant, donne à l’âme le poids du corps, au texte la tension suffisante, et fait de ce voyage une fantasmagorie illuminée et ténébreuse. Petit-fils de Jean Gabin, il ne démérite en aucun cas la brillante carrière de son grand-père. La sienne s’annonce toute aussi remarquable.

Alexis Moncorgé : Molière 2016 dans la catégorie « Révélation masculine »
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Arno
Musique

Arno

Le 17 décembre, profitez d'une soirée culturelle complète avec De Nevers à l'aube, la nuit du court métrage à Nevers organisée par Sceni Qua Non. Début de la soirée à 17h30 à la MCNA avec une carte blanche à l'Agence Belge du court métrage, puis concert d'Arno à 20h00 à la MCNA, pour finir la soirée au Café Charbon avec des projections jusqu'à 5h00 du matin !
L’immuable chanteur flamand débarque à Nevers et compte bien enrôler le public à bord de son vaisseau musical surréaliste et singulier !

En 2016, Arno propose un nouvel opus (il a déjà enregistré 32 albums studio dans sa vie). Human incognito est donc son petit dernier où il s’autorise à rêver, à imaginer un monde utopique « où les chiens embrassent les chats » et « où les cons ne font pas de bruit ». Avec l’expérience et l’inspiration instinctive qu’on lui connaît, le challenge pour Arno n’était pas tant d’enregistrer un nouvel album mais bien de ne pas se répéter. Créatif et impulsif, il penche pour un ensemble à la démarche plutôt organique, avec moins de synthé et de claviers que sur les albums précédents.
On voyage alors entre blues et ballades de poor lonesome European cowboy, entre des textes tantôt anglais tantôt français… Finalement, Arno a choisit de ne pas choisir et reste imprévisible, avec ce sens de la formule qui n’appartient qu’à lui. Son génie et sa verve, il les puise dans les choses simples de la vie : « Toutes mes chansons naissent de mon observation des gens. Ils m’inspirent. »
Bête de scène, Arno est infatigable et aime ça ! Le « vieux motherfucker » un brin nostalgique mais toujours extrêmement énergique, vous invite dans son bazar, comme il aime à le nommer et vous promet une soirée inoubliable, à la frontière entre poésie surréaliste et musique organique sur fond de guitares rauques.

Ce qu'en dit la presse... : « Il chante toujours comme si c'était la dernière fois. Arno vit pour son art et ses mots sonnent plus juste que jamais dans "Human Incognito", un album rock et tendre. » Culturebox
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Bella Figura
Théâtre

Bella Figura

Yasmina Reza, plume acérée du théâtre contemporain, met en scène sa dernière pièce : maris et femmes, amants et maîtresses, le couple moderne y est savamment disséqué !

Un homme et une femme se tiennent sur le parking d’un restaurant. Andrea, mère célibataire, est encore dans la voiture. Son amant, Boris, patron d’une entreprise de miroiterie, essaie de la convaincre d’en sortir, en dépit de l’erreur qu’il vient de commettre : mentionner que le restaurant lui a été conseillé par sa femme… Un peu plus tard, au même endroit, survient un autre couple, Françoise et Éric, accompagné par Yvonne, la mère d’Éric, qui fête son anniversaire. On apprend très vite qu’un lien inopportun les unit aux premiers : Françoise n’est autre que la meilleure amie de la femme de Boris !

Après Le Dieu du carnage, Comment vous racontez la partie, Bella Figura est la troisième mise en scène de Yasmina Reza, auteure maintes fois primée pour Art. Ses oeuvres théâtrales sont adaptées dans plus de 35 langues et jouées à travers le monde.
Avec Bella Figura, Yasmina Reza détourne, dans une langue subtile, les codes du vaudeville pour exprimer le mal-être d’une époque, l’indécision de l’amour, la difficulté d’être heureux, voire la névrose existentielle d’une classe aisée.
Par des dialogues féroces, pleins d’humour et de finesse, cette comédie fait la part belle à l’interprétation des cinq comédiens, dont la sublime Emmanuelle Devos. Une pièce drôle et cruelle dont personne ne sort indemne. Suspens garanti !

YASMINA REZA : Prix Renaudot 2016 pour Babylone.

 

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Bigre
Théâtre Burlesque

Bigre

La comédie burlesque de la saison ! Une curiosité scénique à ne pas manquer.

Il était une fois, trois petites chambres de bonne haut perchées sous les toits qui dominent Paris. Sur le même palier, on retrouve trois personnages qui à première vue, n’ont rien en commun : un petit homme rondouillard addict aux nouvelles technologies mais souffrant de quelques TOC, un grand maigre barbu plutôt bohème et écolo, et une blonde pulpeuse discrète n’ayant pour compagnie qu’un poisson rouge. L’histoire serait joliment romantique si ces trois hurluberlus n’avaient comme particularité de tout rater. Absolument tout. Les catastrophes s’enchaînent, les gags pleuvent, tandis que ces trois fantoches s’accrochent à tout ce qui ressemble à l’amour, à la vie ou à l’espoir. Les objets volent, les corps valdinguent et tout l’étage est chahuté par incendies, fuites, tempêtes et autres sinistres délirants qui finissent en un chaos étourdissant. Attachants, ils le sont vraiment, risibles et irrésistibles encore plus ! Nos trois antihéros nous hallucinent autant qu’ils nous font pleurer…de rire ! Ce spectacle de théâtre burlesque raconte intelligemment sans texte, par la qualité du jeu scénique, l’absurde et la fragile beauté de nos vies. Inventeur de spectacles hors normes, Pierre Guillois aime défricher les sentiers de l’humour. Miroir de lui-même, son théâtre se réclame d’une liberté créatrice impossible à répertorier. Chez lui, l’humour est un engagement métaphysique et non un simple ressort dramatique.

Nomination aux Molières 2017 dans les catégories: « Meilleur Spectacle de Théâtre Privé » « Meilleure Comédie » « Meilleur Metteur en Scène d’un Spectacle de Théâtre Privé »
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Birkin/Gainsbourg - Le Symphonique
Chanson / Musique

Birkin/Gainsbourg - Le Symphonique

Un très bel hommage d’amour et de musique au travers d’un concert symphonique mêlant puissance et fragilité.

Vingt-six ans après la disparition de Serge Gainsbourg, Jane Birkin, plus audacieuse que jamais, propose un nouvel et dernier hommage au chanteur-auteur-compositeur et à l’homme de sa vie en interprétant ses plus grandes chansons, accompagnée d’un orchestre symphonique.

D’ailleurs, Serge Gainsbourg a souvent emprunté des thèmes à des compositeurs classiques, le meilleur exemple reste Baby alone in Babylone, adapté d’un thème de la Symphonie n°3 de Johannes Brahms.

La MCNA vous propose ce concert avec la participation exceptionnelle de l’Orchestre Symphonique des Concerts Nivernais composé de 48 musiciens. En effet, Jane Birkin souhaite travailler avec chaque orchestre des villes où elle passe. Ainsi, elle répétera à Nevers avec les musiciens les jours précédents la représentation. Voix fragile, elle nous prouve qu’elle peut monter haut : un réel défi et une véritable prise de risque qui font sans nul doute le charme de son interprétation.

Chanteuse sobre, dans l’émotion, toujours sur le fil, elle nous bluffe par sa présence et son charisme, infaillible devant la puissance de l’orchestre qui l’accompagne, grâce à l’intelligence des arrangements du pianiste japonais Nobuyuki Nakajima, qui allient contrastes, pleins et déliés laissant place à d’ingénieux interstices. Par ce concert d’envergure, magnifique hommage posthume, revivez l’époque de la petite anglaise et de son mentor, son guide, son âme sœur, le destin d’un couple mythique de l’histoire de la variété française.

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Bosch Dreams
Arts visuels

Bosch Dreams

Quand les tableaux de Bosch prennent vie sous vos yeux. Un voyage fantastique où la prouesse technique tutoie le rêve.

Pour célébrer les 500 ans de la mort du peintre néerlandais Jérôme Bosch, la Fondation Jheronimus Bosch 500 a sollicité la Cie Les 7 doigts de la main. C’est ainsi que Bosch dreams est né, magnifique hommage à l’un des artistes les plus énigmatiques de l’histoire de l’art.

Inspiré de trois tableaux du peintre : Le jardin des délices, Visions de l’au-delà et Le chariot de foin, l’artiste français Ange Potier a réalisé les animations vidéo de ce spectacle, qui regorgent de personnages étranges, de monstres et d’ animaux fabuleux.

Dans cet univers surréaliste, magique et fantastique, l’œuvre de Bosch prend vie sur scène par l’alliance subtile de l’art pictural, de la vidéo et du cirque. Samuel Tétreault a également choisi de représenter des artistes directement influencés par l’œuvre du peintre, tel que Salvador Dali et Jim Morrison du groupe The Doors, auteur de A Ship of Fools (qui est aussi le titre d’une toile de Bosch).

Par ce spectacle, vous découvrirez une large palette de l’univers du peintre qui traduit sa perception du bien et du mal, du paradis et de l’enfer, et de ce qui nous attend après la mort. Traversant plusieurs époques, les divers tableaux nous plongent au cœur du Moyen Âge, de la Renaissance et de la pensée humaniste. Vacillant entre ces différentes époques, l’art de Bosch défie le système de croyances existant, plaçant l’humain et ses nuances au centre du discours.

Avec Bosch dreams, abandonnez-vous comme dans un rêve, au cœur d’un véritable univers sensoriel et émotionnel, grâce à la performance vidéo, à des masques merveilleux et des artistes circassiens qui réveillent et donnent vie à des peintures de plus de 500 ans !

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Camille
Chanson

Camille

Grand retour de la surprenante et non moins talentueuse chanteuse, de passage à Nevers pour la première fois !

Björk française ? Icône bo-bo, idole d’un jour ou grande gamine bourrée de talent ? En fait, Camille serait plutôt du genre « résolument inclassable ».

Encore élève à Sciences Po Paris en 2002, elle fait de l’enregistrement de son premier album Le Sac des Filles... le sujet de son mémoire de fin d’études. C’est avec son deuxième opus, Le Fil, que tout se déclenche : révélée au grand public, ses apparitions télévisées sur le succès Ta douleur réjouissent. Encensée par la profession (elle obtient le prestigieux Prix Constantin), elle remplit les salles où elle donne des concerts intenses, qui virent souvent au happening.

En 2008, Camille propose un nouvel album entièrement anglophone, Music Hole, basé sur le travail des voix et des percussions. L’année 2009 lui apporte la satisfaction d’une Victoire de la Musique dans la catégorie Meilleure interprète féminine. En octobre 2011, elle revient avec l’album Ilo Veyou. L’artiste marquée par sa série de concerts dans des chapelles propose ce quatrième opus enregistré à divers endroits réputés pour leur sonorité. Les voix sont toujours au cœur de son projet, comme le souligne le titre L’Étourderie.

Le 2 juin dernier, Camille est revenue dans les charts avec un tout nouvel album Ouï, annonçant une grande tournée française. Pour la première fois, la chanteuse se produira en concert à Nevers, et c’est avec un immense plaisir et une grande fierté que la MCNA vous propose cette soirée musicale exceptionnelle !

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Cirque Le Roux
Cirque / Arts visuels

Cirque Le Roux

La comédie circassienne totalement déjantée à ne surtout pas manquer !

Dans ce spectacle, Cirque Le Roux, qui triomphe actuellement à Bobino, déjoue tous les codes et nous propose un divertissement inhabituel où se mêlent une bombe d’esthétisme, une folie joyeuse et une véritable prouesse technique.

Quatre circassiens, formés à l’École Nationale de Cirque de Montréal et à l’École Supérieure des Arts du Cirque de Bruxelles, nous racontent une histoire digne des films noirs d’Hollywood, celle du mariage de Miss Betty à la fin des années 30. Dans un boudoir cosy où le champagne coule à flot, trois hommes plutôt dandys et une mariée hystérique font irruption, entretenant des relations mystérieuses.

Cirque Le Roux installe un univers d’intrigues où ces quatre personnages tentent de protéger un coupable secret : The Elephant in the room ; une expression qu’utilisent nos amis britanniques lorsqu’un problème est évident pour tout le monde mais que personne n’ose aborder…

C’est dans cette ambiance à la fois noire et raffinée que s’enchainent alors grandes glissades, rires, bagarres et danses typiques du musichall américain des années 30. Entre Jeune Bouchon, John Barick et Mister Chance, Miss Betty virevolte. Un travail de haute voltige calculé au millimètre près, que ce soit dans les déplacements, les équilibres ou les cascades. On frissonne à chaque instant. Et on rit beaucoup aussi, car ces acrobates vous offrent un brillant jeu de comédien !

  

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Enfin la fin
Théâtre

Enfin la fin

Un seul en scène tragicomique qui retrace la vie d’un homme qui ne tient qu’à un compte à rebours.

De 1 à 1000, un homme fait le compte de sa vie. Un revolver sur la tempe, il s’adresse à nous, public : « Je vais compter jusqu’à mille et me tuer. » En voilà une entrée en matière !

Tout en comptant, il fait le récit à la fois entièrement vrai et paradoxalement entièrement faux de sa vie. Il retrace avec humour et suspens les raisons qui pourraient le pousser à ce geste fatal. Pourquoi en est-il arrivé là ?

Cette alternance entre texte et comptage créé à elle seule une tension dramatique drôle et insoutenable à la fois. Plus la fin annoncée approche, plus on se sent tour à tour voyeur, détaché, apitoyé, impuissant et cruel face au destin tragi-comique du personnage. Spectateur indigné, notre impuissance se transforme petit à petit en rire et détachement.
Si les thèmes qu’il aborde sont d’un noir absolu, Peter Turrini fait preuve d’un style et d’une légèreté remarquables. Grâce à un humour d’une rare perversité, il réussit en quelques lignes à nous faire rire des pires abominations pour ensuite nous écraser d’un sarcasme plus dévastateur encore.

Enfin la fin est donc le dernier monologue d’un homme qui parfois se regarde jouer, parfois s’invente un public. En refusant de s’engager émotionnellement dans la vie, son seul refuge est l’imagination. En pleine perdition, sa seule ambition est d’en finir, et ne vous laissera pas le choix : vous serez pris à parti que cela vous plaise ou non !

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Fishbach
Chanson

Fishbach

25 ans et une carrière prometteuse, la chanteuse de la nouvelle scène française part à la conquête de Nevers avec son nouvel album À ta merci.

Victorieuse aux Inouïs du Printemps de Bourges, lauréate du Fair, chargée par les Transmusicales de Rennes de leur création annuelle…. Fishbach est partout, et partout elle trouble.

Dans une époque où la pop s’acharne à être sage et droite, elle ose le bizarre, la diagonale, la torsion mais sans jamais perdre de vue les évidences de la séduction mélodique ou la clarté des sentiments.

Révélée il y a tout juste un an avec l’intense single Mortel, cette jeune chanteuse impose d’emblée un chant particulier, à la fois surprenant et familier. On croit parfois au retour du slow rétro-futuriste, à des rêveries 80’s comme avec son titre Un autre que moi. On lui prête volontiers une ressemblance vocale et artistique avec Catherine Ringer…

Encensée par la critique, de Télérama au Monde, en passant par Les Inrocks, Flora de son prénom, sera sur la scène de la MCNA en ce début d’année 2018 pour présenter au public neversois les chansons de son premier album qu’elle a elle-même écrit et composé. Interprète incandescente, théâtrale et profonde, sa voix sans âge résonne comme une incantation, à l’image de son premier single, Y crois-tu, troublante déclaration d’amour. Son chant, tour à tour intimiste et puissant, surprend puis très vite fascine, porté par des émotions et des thèmes – la nature et ses éléments y sont omniprésents - souvent personnels.

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Florence Pelly
Chanson

Florence Pelly

Entre cabaret et trio de jazz, la chanteuse joue l’humour et la séduction pour un concert de chansons françaises exquis !

Florence Pelly a la diction claire, le timbre alto et un swing francophone qui ne va pas sans rappeler les Double Six, groupe à la renommée internationale des années 60.

Précédemment, on l’a vue à l’affiche de Souingue ! de son frère Laurent Pelly, plus récemment dans Non, je ne danse pas ! où elle incarnait une des quatre « desperate housewives » dans un théâtre musical hilarant mis en plis par Jean-Luc Revol, et dernièrement dans L’Opéra de Quat’sous la saison dernière à la MCNA.

Avec Sous mes draps ! on retrouve Florence Pelly dans un autre spectacle musical plus personnel, sorte de second chapitre de son précédent J’en ai marre de l’amour ! où ses compositeurs fétiches côtoyaient finement Boris Vian, Barbara ou encore Nougaro.

Dans une forme originale de concert hybride, entre théâtre et concert, la chanteuse discute, chante, raconte, sur le ton de l’anecdote complice, les histoires fantasmées ou réelles des replis de ses draps. On y trouve des textes de Roland Topor, Barbara, les Charlots ou Bernard Dimey, des petits univers de charme, d’ironie ou d’humour avec un vrai parti pris d’interprète loquace et séductrice, facétieuse et élégante. Spectacle musical espiègle, un brin grivois, à la féminité accrue : venez découvrir le talent de Florence Pelly sous « ses » draps !

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Gianni Schicchi
Opéra

Gianni Schicchi

Un opéra sur fond de farce digne de la Commedia Dell’arte, un pur moment de divertissement !

Opéra en un acte de Giacomo Puccini, Gianni Schicchi est le troisième volet du fameux Triptyque (Il Trittico). Contrairement aux deux autres volets, Gianni Schicchi connut un très grand succès, éclipsant Il Tabarro et Suor Angelica. Il préfigure davantage Le Nez de Chostakovitch qu’il ne rappelle Falstaff de Verdi. 

Le livret en italien de Giovacchino Forzano est fondé sur une histoire racontée dans la Divine Comédie de Dante : à Florence au XIIIe siècle, le vieux Buoso Donati vient de mourir, léguant par testament tous ses biens au clergé. Sa famille affolée fait appel à Gianni Schicchi, lequel imagine se substituer au défunt pour dicter au notaire un nouveau testament. Il en profite pour s’attribuer les biens du disparu.

Satire sociale parfois grinçante, mais aussi comédie macabre pleine d’enseignements sur les travers de la nature humaine, cette intrigue menée tambour battant, joue sur la complicité établie entre le héros-titre et le public. Vous vous réjouirez de voir des héritiers malhonnêtes se laisser berner par un complice dénué de scrupules et beaucoup plus rusé qu’il n’y parait !

Avec son célèbre aria « O mio babbino caro » que chante Lauretta à son père et la diversité constante de son écriture musicale qui permet un vrai pouvoir comique, Puccini nous offre grâce à Gianni Schicchi un opéra légendaire.

    

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Infiniment
Danse

Infiniment

Cinq chorégraphes venus des quatre coins d’ Europe, six ballets dont une création à la MCNA. Un pur moment de grâce qu’ on aimerait voir durer à l’infini.

Depuis la création de la danse classique, de multiples danseurs et chorégraphes se sont succédés, développant de nouvelles techniques et diverses approches de la danse. Bien ancrés dans ce XXIe siècle, les chorégraphes et danseurs d’Europa Danse Company présentent un programme qui fait écho à cette nouvelle génération, nous offrant une nouvelle énergie et une vision moderne de la discipline grâce au talent de jeunes danseurs et chorégraphes issus de toute l’Europe. Avec Infiniment, nous redécouvrons la danse classique et néoclassique depuis sa création.

Ce spectacle propose six tableaux de cinq chorégraphes de diverses origines européennes : John Bliekendaal (Pays-Bas), Mauro de Candia (Italie), Laurent Drousie (Belgique), Marco Goecke (Allemagne) et Cayetano Soto (Espagne). Allant du solo à la formation de 14 danseurs en passant par de magnifiques duos, ces six tableaux promettent des moments de grâce et de véritables émotions.

Parmi les six ballets du programme, une création verra le jour à la MCNA lors de cette soirée dédiée à la danse. En résidence artistique à la MCNA du 11 au 28 septembre, ce sont donc une quinzaine de jeunes danseurs, hommes et femmes issus de différents pays d’Europe et de formation classique, choisis dans leurs écoles ou conservatoires, qui seront réunis pour présenter cette soirée imaginée pour vous.

Europa Danse Company offre un spectacle exceptionnel alliant la performance artistique et technique autant que la grâce et les émotions, riche d’une très belle diversité culturelle européenne. Grandiose !

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La Fresque
Danse

La Fresque

Plongez dans le monde fantastique des contes chinois à travers ce ballet contemporain magistral qui révèle le pouvoir surnaturel de l’art pictural.

Si différentes lectures sont possibles, les notions d’illusion et de transcendance sont omniprésentes. C’est au cœur de l’univers insolite de l’art pictural qu’Angelin Preljocaj a choisi de s’immerger.

Sans en raconter littéralement l’histoire, ce spectacle s’inspire du conte chinois La peinture sur le mur, pour en devenir la source d’une adaptation plus contemporaine. Angelin Preljocaj en garde la trame mais avec la puissance de son imaginaire, le transpose dans un espace à la croisée des cultures tout en conservant l’essence du conte et ses évocations symboliques.

Deux voyageurs fatigués trouvent abri dans un temple et y découvrent un vieil ermite. Bienveillant, celui-ci les guide vers une fresque cachée où de très belles femmes semblent, imperceptiblement, danser. L’un d’entre eux, fasciné par la mélancolie de la plus jeune, va s’évader vers son univers au temps arrêté, et faire de cette jeune fille aux cheveux défaits son épouse...

Un conte ancestral modernisé et magnifié par cette pièce chorégraphique de haut vol, où l’on constate que l’on peut se perdre dans un tableau, ne plus avoir la moindre idée du temps qui passe et vivre en bonne entente avec ses propres illusions.

Pour faire vivre sa rêverie familière, Angelin Preljocaj traverse le miroir et entre dans la fresque comme le voyageur chinois : les temps se superposent, et l’immobilité prend vie, tandis que le réel ralentit...

Le chorégraphe interroge ainsi les vitesses, les dimensions temporelles de la danse, l’extrême lenteur et plonge le spectateur comme dans un rêve, sur le fil d’un temps suspendu. Somptueux !

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La poupée sanglante
Comédie musicale

La poupée sanglante

Un polar des années 20 brillamment transformé en comédie musicale cocasse et émouvante au rythme trépidant !

Père du célèbre reporter Rouletabille et des classiques Fantôme de l’Opéra et Le Mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux publie en 1923 aux éditions Taillandier La Poupée sanglante, fabuleux roman fantastique.

Didier Bailly et Éric Chantelauze s’en emparent et proposent la création d’un spectacle de théâtre musical en 2016 : une version comédie musicale qui rime avec une sorte d’enchantement sanglant ! 

Dans le Paris de 1923, d’étranges et sombres affaires se produisent… Des femmes disparaissent mystérieusement au cœur de l’île Saint-Louis… Malgré ces affreux faits-divers, le repoussant Bénédict parviendra-t-il à se faire aimer de la belle Christine ?

Cette histoire aux allures fantastiques nous plonge dans un monde de monstres et de vampires. On est également témoin d’expériences scientifiques à la Frankenstein ! Mais sur ce fond d’épouvante, on est aussi ému par une romance désespérée, l’amour éperdu d’une jeune première affranchie et d’une créature monstrueuse.

Trois comédiens-chanteurs accompagnés d’un pianiste incarnent une quinzaine de personnages, nous emmenant dans cet univers rocambolesque et plein d’humour par des numéros dansés, de l’action rythmée et de grands moments d’émotion.

Un spectacle inventif où la fantaisie nous fait frissonner de plaisir !

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Lady Raymonde
Chanson

Lady Raymonde

Une soirée aux couleurs "diva vintage" entre chansons populaires, rires et émotions : partez pour l’Amérique avec Lady Raymonde !

Incarnée par l’irrésistible Denis d’Arcangelo, Madame Raymonde, chanteuse à Ménilmontant, décide de partir à Broadway et devient Lady Raymonde ! À la conquête des Etats-Unis, en musique et en chansons, Madame Raymonde garde sa gouaille et sa générosité légendaires.

Entre chanson française, de Trenet à Gainsbourg, et opérette – avec entre autres Moi, je cherche un emploi interprétée à l’origine par Arletty – Madame Raymonde chante et nous enchante. Mais pour la première fois, elle propose un répertoire anglais et interprète des titres de Lou Reed, Dolly Parton ou Mort Shuman.

Accompagné avec talent à l’accordéon et au piano par Sébastien Mesnil dit le Zèbre, Denis d’Arcangelo nous entraîne avec humour dans ce voyage outre-Atlantique où cette pauvre Madame Raymonde nous expose ses mésaventures américaines, ses emplois dans différents music-halls plus ou moins lesbiens, ses étonnements, ses enchantements, mais aussi ses déconvenues de « Lady » arrivée de Paris. Elle n’oublie pas non plus la chanson réaliste, dont elle reste une ardente messagère et nous en livre quelques sommets.

Mise en scène par la non moins célèbre Juliette, notre hilarante et malicieuse diva parisienne s’envole direction New-York et nous promet, avec ce nouveau tour de chant, encore plus drôle, plus mordant et plus émouvant, un spectacle de variétés exceptionnel !

En lever de rideau : Céline Villalta proposera ses nouvelles chansons qu’elle aura travaillées durant sa résidence de création à la MCNA .
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Le Corps du Ballet national de Marseille
Danse

Le Corps du Ballet national de Marseille

Performance originale qui prône le dialogue du corps individuel et du corps collectif, de la danse classique et contemporaine.

Comment faire du ballet classique une aire de jeu, ou plutôt un champ de bataille, sur lequel l’individu et le groupe se rencontrent ? La question parcourt en filigrane toute l’oeuvre de Greco et Scholten qui, depuis leur rencontre, ne cessent d’interroger les limites de la danse classique.

Dans ce spectacle librement inspiré de l’essai d’Elias Canetti, Masse et Puissance, l’arabesque rejoint le cri, les pas de deux les plus célèbres évoluent face à un groupe soudé comme une tribu. Le corps oscille à la fois entre équilibre mesuré et enthousiasme débridé. Passé et présent se frottent et se heurtent au son d’un montage musical énergique et puissant.

Fondé en 1972 par le chorégraphe Roland Petit, le Ballet National de Marseille a fait partie des premières compagnies à obtenir le label de Centre Chorégraphique National dès 1984. Succédant à Marie-Claude Pietragalla (1998-2004) et au chorégraphe belge Frédéric Flamand (2005-2013), Emio Greco et Pieter C. Scholten sont à la tête du BNM depuis 2014. Ils inscrivent leur projet dans la continuité de leur ligne artistique et de leur travail avec ICK, le centre international d’art chorégraphique d’Amsterdam, dont ils sont les fondateurs. Ils développent un univers et une écriture qui empruntent tant au vocabulaire classique qu’à la danse postmoderne.

 

Douze danseurs se jettent à corps perdus dans une chorégraphie exigeante pour nous proposer ce ballet qui questionne sur la place du corps et donne à voir des tableaux absolument sublimes.

  

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Le pupitre ambulant : 3 contes de Grimm
Théâtre visuel

Le pupitre ambulant : 3 contes de Grimm

Dans la tradition orale du conte, ce spectacle est une invitation au voyage au pays des Frères Grimm.

Le conte est un art millénaire. Bien avant l’invention de l’écriture, la parole des bardes, griots, troubadours et conteurs était porteuse de sens. C’était le vent des mots, et lui seul, qui amenait des nouvelles du monde, racontait les généalogies familiales ou les chroniques villageoises, mais aussi, à travers symboles et archétypes, donnait aux croyances et cérémonies sacrées leurs sens profonds, à la fois psychologique et existentiel. Le conte était école de vie.

Dans cette optique d’échange et de dialogue porteurs de sens, Anne-Laure Pons a choisi de s’atteler au répertoire des Frères Grimm pour nous proposer un spectacle convivial où le « dire ensemble » et l’ « écoute ensemble » est nécessaire.

Ce sont donc trois histoires, Le conte du genévrier, Le temps de la vie et Le diable et ses trois cheveux d’or, qui prendront vie sous vos yeux, résonnant toujours dans notre société et racontant l’humanité avec humour et cruauté.

Comme le dit Olivier Py : « Si les contes de Grimm nous fascinent encore incroyablement, c’est sans doute parce que, dans les décors convenus du merveilleux, ils murmurent des vérités inébranlables. » Des histoires fascinantes, un brin provocantes, autant par leur férocité que par leurs vérités assénées, mais jamais immorales, puisqu’à la fin, comme toujours, « tout est bien qui finit bien » !

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Le siffleur
Humour musical

Le siffleur

Spectacle virtuose entre maîtrise du sifflet, humour et conférence burlesque !

Fred Radix alias Le Siffleur casse les codes de la musique classique et propose un spectacle singulier, poétique et humoristique !

Spécialiste de « musique sifflée », ce virtuose plutôt original interprète avec élégance les plus beaux airs de la musique classique, de Mozart à Bizet en passant par Schubert et Satie, pour un vrai moment musical poétique. Pour les cinéphiles, il offre aussi quelques incontournables musiques de films que nous avons tous en tête, et pour les âmes bucoliques il imite le chant des oiseaux à la perfection, un régal !

Comédien, metteur en scène, auteur, chanteur, danseur, humoriste, cet artiste à plus d’une corde à son arc ! Excellant dans le burlesque, il incarne avec drôlerie un soliste en mal d’orchestre ou encore un historien déjanté, soucieux de faire rayonner cette culture méconnue de la musique sifflée au plus grand nombre. Entre anecdotes et anachronismes, son humour absurde et décalé fait mouche à chaque instant.

Juché sur son promontoire de chef d’orchestre, il nous séduit et nous entraine, au final, à siffler tous ensemble en chorale, avant de nous dévoiler un autre talent en interprétant avec brio le célèbre Singing in the rain par le son des claquettes avec sa bouche, accompagné d’une chorégraphie originale !

Courrez voir Le Siffleur, vous en ressortirez enchanté, l’âme légère avec l’envie de siffloter au bout des lèvres !

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Les Chatouilles ou la danse de la colère
Théâtre / Danse

Les Chatouilles ou la danse de la colère

Un mélange de danse et de théâtre tout en légèreté pour dénoncer un sujet grave et tabou.

Une chaise sur scène, c’est tout. Dans une parfaite simplicité, vêtue d’un tee-shirt et d’un jean, le visage dégagé et sans maquillage, Andréa Bescond parvient à faire vivre en un rythme effréné une multitude de personnages, hommes ou femmes, adultes ou enfants qui ont jalonné son parcours blessé. De la petite fille qu’elle était à huit ans et qui rencontre Gilbert, l’ami de la famille, celui qui abuse d’elle pendant plusieurs années, à la jeune femme qu’elle est devenue aujourd’hui.

Les Chatouilles est un spectacle autobiographique qui soulève un sujet dramatique. Le choix de cette histoire s’est imposé à la jeune artiste comme une survie, comme l’envie de dire haut et fort ce que beaucoup ne veulent pas entendre, rejettent en bloc… Quoi de plus insupportable que l’abus d’un enfant ?

Mariant la parole et le jeu, utilisant la danse comme force rédemptrice, cette performance est aussi forte qu’elle est émouvante, savamment ponctuée de touches humoristiques. Subtilement mise en scène par Éric Métayer, la danseuse comédienne parvient avec distance et finesse à conter cette terrible histoire qui est la sienne, sans jamais tomber dans la représentation insoutenable, se mouvant sur une bande son originale percutante. 

Une brillante prestation pour briser les tabous où Andréa Bescond exprime sa rage et sa douleur avec une rare énergie. Magnifique !

ANDREA BESCOND : Molière 2016 dans la catégorie « Seul(e) en scène »

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L’apprentie sage-femme
Théâtre

L’apprentie sage-femme

Un seul en scène, tel un conte de fées ultra-réaliste, qui raconte une belle histoire de vie et une leçon de courage.

Ancienne pensionnaire de la Comédie Française, Nathalie Bécue a foulé les planches sous la direction de Patrice Chéreau ou Wajdi Mouawad entre autres, et a obtenu plusieurs rôles au cinéma, notamment dans Holy Lola de Bertrand Tavernier. Nous la retrouvons plus convaincante que jamais dans ce seul en scène pour incarner le texte étonnant de Karen Cushman, finement adapté par Philippe Crubézy et mis en scène par Félix Prader.

Dans le courant du Moyen-Âge, en pleine terre rurale anglaise, une petite fille misérable et sans nom va reconstruire sa vie en regardant le monde qui l’entoure, en écoutant ses intuitions, en faisant des choix, parfois des erreurs, mais surtout en apprenant.

Au cours d’un véritable chemin initiatique, sous l’autorité d’une sage-femme dure et acariâtre, au fil des expériences et des rencontres, celle qui est surnommée « le cafard de fumier » ou « la morveuse » devient Alice, jeune femme apprentie sage-femme, solide et douce à la fois. Avec elle nous sentons notre cœur se serrer quand l’accouchement se fait difficile, nous frissonnons quand Will le Roux la regarde, nous parcourons les chemins de la campagne anglaise... Par un récit émouvant, rude, enrichi d’une langue inventive, drue et éminemment théâtrale, cette pièce, tel un tableau de Vermeer par son décor, est un véritable conte initiatique qui nous fait comprendre l’importance de l’instruction, l’acquisition des savoirs et la curiosité d’esprit pour pouvoir passer du statut d’apprenti à celui de maître de sa vie.

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L’ombre de Stella
Théâtre / Chanson

L’ombre de Stella

Aussi drôle que touchant, ce seul en scène met en lumière la vie d’une femme de l’ombre, partagée entre l’admiration et la haine.

Elle tourne Typhon sur Macao, joue Phèdre, passe ses nuits chez Maxim’s et dans les boîtes en vogue. Stella connaît la gloire dans les années 40, avec son caniche Whisky et ses compromissions. Elle doit surtout énormément à sa suivante, sa dame d’honneur, sa confidente ; une autre femme qui ne fréquente que l’ombre de la célébrité. Cette femme c’est Mylène, fille de concierge, condamnée à la face cachée du soleil, aux humiliations, crises de nerfs et autres caprices. Son amour, plus fort que tout, mais désenchanté, traverse des accès de rage.

Écrivain, biographe, dramaturge hyperactif, Pierre Barillet a côtoyé Jean Cocteau, Arletty, Marlène Dietrich. Dans son récit Quatre années sans relâche publié en 2001, il aborde déjà le rôle des artistes sous l’occupation et des divas d’après-guerre. À 93 ans avec L’Ombre de Stella, il propose la mise en lumière de ce sujet, et offre à Denis d’Arcangelo d’incarner le rôle.

Comédien, artiste de music-hall et de cabaret, l’un des 2 G, créateur de Madame Raymonde, il se métamorphose pour devenir Mylène, l’amoureuse blessée dénouant l’imbroglio de ses propres sentiments et révélant son vrai visage. 

Après dix jours en résidence de création à la MCNA, découvrez en avant-première ce spectacle subtil et truculent dévoilant le portrait d’une femme qui a su faire le sacrifice de sa vie pour une autre.

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Madame Bovary
Théâtre

Madame Bovary

Une pièce qui donne chair à la sensibilité, l’ironie et la force poétique de l’écriture de Flaubert, qui parle des hommes et femmes d’aujourd’hui.

Une jeune femme mal mariée s’ennuie dans sa vie médiocre. Elle prend des amants, accumule des dettes, puis finit par se suicider. Présentée comme cela, l’histoire de Madame Bovary est intemporelle. On ne s’étonne pas que le roman de Flaubert ait fait l’objet de multiples adaptations cinématographiques et théâtrales. C’est désormais sous l’adaptation de Paul Emond que Sandrine Molaro et Gilles‑Vincent Kapps ont monté leur propre version. 

Sur scène, quatre chaises et quelques instruments à portée de main. On devine la place d’un village, un coin de campagne, ou la dernière table d’un banquet de noces sous les arbres au fond du verger. Une comédienne et trois comédiens, tour à tour personnages ou narrateurs, enchaînent les rôles et s’adressent directement à nous pour conter ou chanter, le récit de l’épopée d’Emma Bovary étant soutenu par un univers musical joué en direct par les comédiens. 

Entre citations parodiques et créations originales, ces courants d’air musicaux sont autant de respirations dans une mise en scène qui insiste sur l’oppression accablante d’Emma, présentée comme une jeune femme qui a le tort de vouloir vivre libre. Madame Bovary, c’est l’histoire d’une révolte romanesque contre l’ordre établi dont le récit se révèle inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie.

Sandrine Molaro : nomination aux Molières 2016 dans la catégorie « Révélation féminine »
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On ne badine pas avec l’amour
Théâtre

On ne badine pas avec l’amour

Un classique qui n’a jamais semblé aussi actuel. Un texte qui n’a rien perdu de sa fraîcheur ni de sa fulgurance création subversive !

Alfred de Musset écrit cette pièce en 1834 à l’âge de vingt-quatre ans, blessé d’amour après sa rupture avec George Sand, sans se douter du destin intemporel de son récit. En 2016, la compagnie F.I.E.V.R.E. formée de jeunes comédiens issus de l’École du Théâtre National de Bretagne, en propose sa version, fidèle au texte original d’une incroyable modernité.

Camille et Perdican, à peine vingt ans, sont les représentants d’une jeunesse en lutte, en quête d’amour et d’idéal, heurtés de plein fouet par la réalité du monde et de la société. Ils cherchent leur place, jouent avec l’amour et le langage, entre l’enfance perdue et l’âge adulte qui leur tend les bras. Ils « badinent avec l’amour » mais sont pourtant déjà abîmés par un monde qui oppose à l’insouciance, la trahison, la raison, l’orgueil et
la dissimulation. 

Yann Lefeivre signe une mise en scène résolument pop et moderne, apportant du sang neuf à ce classique du répertoire. Sa relecture du texte de Musset restitue l’esprit à la fois grotesque et tragique de ce drame romantique où les sentiments se confrontent aux mensonges et aux non-dits de la société.

Ces cinq jeunes comédiens vous convient à une pièce « à vif » où tout va très vite, comme une fuite en avant, une machine qui déraille. Une pépite théâtrale !

    

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Pierre Palmade
Humour

Pierre Palmade

Événement à ne pas manquer : retour de l’humoriste, seul en scène, avec son tout nouveau spectacle !

Il a enchainé les nombreuses et diverses expériences : télévision, théâtre, music-hall, cabaret, cinéma, et des spectacles d’humour à plusieurs.

Pierre Palmade débutait à vingt ans dans La Classe avec Fabrice et toute la bande. Il a détrôné toutes les valeurs sûres du one-manshow avec huit spectacles solos, en complicité avec Sylvie Joly, Muriel Robin ou Michèle Laroque.

Il a composé Pièce montée pour Jacqueline Maillan et écrit un rôle de père sur mesure pour Pierre Richard. Il a envoyé Line Renaud jouer les Fugueuses. Il a fondé sa troupe de comédiens et comiques réunis dans des pièces personnalisées. Il a eu plusieurs vies, autant de grands écarts.

Enchaînant les succès sur scène : Ils se sont aimés, Si c’était à refaire, Pierre et Fils, Le Comique (2 nominations aux Molières 2009), Le Fils du comique, Ils s’aiment depuis 20 ans... autant de belles aventures collectives. L’humoriste et comédien revient aujourd’hui à la source de son art, à son amour de la scène en solitaire, à ses figures d’ébahis, de naïfs magnifiques ou de patriarches à la mauvaise foi bétonnée. Il repart à l’aventure d’un tout nouveau spectacle : sketchs, puzzle hilarant de figures humaines, galerie éclatée de portraits nourris de ses trente ans de carrière.

Il revient, égal à lui-même, mais grandi, toujours ahuri devant les folies des hommes, leur football, leur pouvoir, leurs scrabbles. Avec ses hanches qui se cassent, ses coups d’épaule, sa tête d’enfant, moineau tombé du nid, il reste abasourdi face aux absurdités de la vie. Buster Keaton de la parole, il accumule catastrophes et rires en cascade.

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Rimbaud / Verlaine : éclipse totale
Théâtre

Rimbaud / Verlaine : éclipse totale

Une pièce intense et vibrante qui relate la passion et la fougue dévastatrices de la liaison qui a uni ces deux poètes.

Septembre 1871. Arthur Rimbaud répond à l‘invitation de Paul Verlaine et débarque à Paris. Les deux poètes se vouent une admiration mutuelle et si leur âge, leur éducation et leur statut social les opposent, ils entendent tous deux libérer la poésie du carcan de l’académisme littéraire.

Entre les deux hommes naît alors un amour interdit, une passion fulgurante, aussi tumultueuse que scandaleuse qui les contraint à l’exil. Mais bien au-delà de l’union de ces deux génies, cette pièce témoigne de leur conviction : il n’y a pas de véritable poésie sans transgression. La poésie se doit d’être art de vivre, la quintessence de toutes les expériences, de tout ce qu’il est permis à l’homme d’éprouver, sans se laisser contraindre par la morale, pervertir par l’éducation et emprisonner par les préjugés.

Face à un Rimbaud animal, provoquant, rustre et raffiné, se dresse un Verlaine bourgeois, indécis et violent vis-à-vis de son épouse et de son enfant.

Dans une mise en scène épurée, on voyage dans le temps et l’espace. Entre Londres et Bruxelles, nous accompagnons les deux hommes jusqu’à leur dernière étreinte, et leur propre mort à 5 ans d’intervalle.

Au-delà du récit biographique, cette pièce enseigne la puissance de la passion comme acte créateur et destructeur.

Deux courtes années de relation qui scellent à jamais les noms d’Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine, et par-delà le mythe, marquent les débuts de la poésie moderne.

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ANNULE PAR LA PRODUCTION
The King’s singers
Chanson

The King’s singers

Originaire d’Angleterre, ce choeur a capella est connu pour son excellence vocale, enchantant l’oreille dès la première note. Acclamés à travers le monde entier pour leur virtuosité, leur énergie et leur charme à l’anglaise, The King’s Singers se produisent devant des centaines de milliers de spectateurs chaque saison. Instantanément reconnaissables grâce à leur intonation immaculée, la fusion des timbres et leur rythmique incisive, les six hommes sont passés maîtres dans le domaine du chant choral.

Le sextette a constamment fait évoluer son répertoire depuis ses débuts dans les années 70. Avec plus de 200 partitions à son actif, incluant des pièces essentielles de compositeurs illustres tels que Luciano Berio, Gyögy Ligeti, Sir James MacMillan, Krysztof Pendrecki, Toru Takemitsu, Sir John Tavener, Gabriela Lena Frank et Eric Whitacre, le groupe reprend aussi des arrangements d’une multitude d’oeuvres, allant des standards de jazz aux « hits » de la musique pop, tout en explorant le motet médiéval et les madrigaux de la Renaissance.

Rigueur vocale sans faille, sûreté de tous les styles, humour irrésistible, les « King’s » se montrent d’année en année à la hauteur d’une réputation qui ne faiblit pas.

Une soirée sous le signe de l’excellence, avec un large panel de couleurs vocales et de sonorités proposé par ce célèbre sextette anglais en tournée européenne et pour la première fois à Nevers.

Programme
Chansons traditionnelles Britanniques :
> Lass of Richmond Hill (trad. arr. Gordon Langford)
> Star of the County Down (trad. arr. Howard Goodall)
> O my love is like a red, red rose (trad. arr. Simon Carrington)
> Migildi Magildi (trad. arr. Bill Ives)

Claude Debussy : Trois Chansons de Charles d'Orléans

Chansons françaises :
Jean-Paul-Égide Martini ((arr. Goff Richards) : Plaisir d’amour
Gabriel Fauré (arr. Goff Richards) : Le papillon et la fleur
Georges Auric on Johannes Brahms : Quand tu dors près de moi
Jacques Brel (arr. Runswick) : La valse à mille temps

Goffredo Petrassi : Nonsense

Puis sélection de plusieurs chansons de leur album Postcards et des chansons d'harmonie classique.
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Tu, el cielo y tu
Danse

Tu, el cielo y tu

Catherine Berbessou emprunte les chemins du tango argentin pour traduire en mouvements la complexité de nos sentiments amoureux.

« Je prends le parti d’explorer les contours et les affres de la passion amoureuse en ce qu’ils s’inscrivent d’abord dans un rapport corporel à l’autre. »

Avec cette toute nouvelle création, la chorégraphe Catherine Berbessou expose très clairement ses intentions et souhaite exprimer et mettre en mouvement les puissances de l’érotisme. 

Six femmes et quatre hommes vivront « l’alchimie étrange, jouisseuse et ravissante » qui en émane. Ils feront vivre ce concept en empruntant les chemins du tango tels que, depuis vingt ans, Catherine Berbessou leur a donné un tracé définitivement original. Un choix de danse non dénué de sens, le tango argentin traduisant l’expression du désir, de l’amour et de la passion. Il traduit le mouvement des corps d’un homme et d’une femme à la recherche l’un de l’autre, un langage corporel à la fois subtil et charnel.

Devenue depuis treize ans une référence dans le corps à corps tango/danse contemporaine, Catherine Berbessou a su réinventer cette danse de couple en un genre nouveau indéniablement poétique. Elle sait allier l’exploit des pas compliqués, la qualité des intentions et la richesse des compositions de groupe. On se souvient encore de son passage à Nevers avec son précédent spectacle Valser.

Le standard du tango est ainsi mélangé à la gestuelle du contemporain et c’est ce jeu ivre d’amants aimantés, cette joute amoureuse, cette déclaration enflammée qui seront dévoilés sur le plateau de la MCNA.

  

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Un air de famille
Théâtre

Un air de famille

Lucide, ironique et mordante, cette comédie des années 90 est remontée pour notre plus grand plaisir : toujours aussi drôle et touchante !

Chaque vendredi soir, la famille Mesnard se réunit au bar-restaurant de banlieue « Au père tranquille », tenu par l’un des fils, Henri.

Ce soir-là est particulier : Philippe, le second fils de la famille, vient de passer à la télévision régionale et son épouse Yolande, alias « Yoyo » fête son anniversaire. Betty, la sœur cadette, vient quant à elle de dire ses quatre vérités à son patron, qui est aussi celui de son frère Philippe… Tous s’apprêtent à poursuivre la soirée au restaurant. Ils n’attendent plus qu’Arlette, l’épouse d’Henri, mais elle tarde. Lorsqu’elle se décide à appeler, c’est pour annoncer à Henri qu’elle ne reviendra pas ce soir…

Créée en 1994, cette comédie acerbe sur les rapports familiaux revient sur les planches avec une nouvelle distribution percutante : une nouvelle fois l’humour féroce et perspicace du duo Jaoui-Bacri fait merveille.

Agnès Jaoui, oubliant la mise en scène de la création, réorchestre avec habileté et humour et sans chercher à la rendre contemporaine, cette pièce qui n’a pas pris une ride.

Égoïsme, incompréhension, rancune, l’air de rien et par petites touches, on passe de l’anecdote à la satire. Cette plongée tragicomique dans l’univers familial renoue avec le style populaire et chaleureux du théâtre comique, qui nous fait toujours autant rire !

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Wilson chante Montand
Chanson

Wilson chante Montand

Laissez-vous séduire par les plus belles chansons d’Yves Montand subtilement interprétées par Lambert Wilson.

Les inconditionnels se souviennent parfaitement de cette grande silhouette avantageuse, de ses costumes noirs, de sa voix reconnaissable entre mille… Yves Montand a su marquer à jamais l’histoire de la chanson, du music-hall, du théâtre et du cinéma. 

Vingt-cinq ans après la disparition de cet artiste accompli, un de ses homologues lui rend hommage avec un tour de chant reprenant ses titres incontournables et d’autres plus confidentiels. 

Lambert Wilson, aussi talentueux qu’élégant, vous embarquera dans l’univers du crooner franco-italien, dans une ambiance de boîte new-yorkaise de l’après-guerre, au son de sa voix suave de baryton léger. Les deux artistes se rejoignent par une tessiture similaire et surtout par l’exigence des mots et la passion commune de ces poètes auteurs de refrains immortels.

Entre plaisir immense et émotion palpable, Lambert Wilson entonnera Les Feuilles mortes ou encore Barbara, et interprètera une trentaine de chansons dont La bicyclette, Le temps des cerises, Syracuse, La chansonnette… accompagné de musiciens à la touche jazzy héritée des années 60, dans une mise en scène très esthétique signée Christian Schiaretti.

Vous serez conquis dès les premières notes et retrouverez immédiatement l’univers de l’inoubliable Yves Montand le temps d’un concert d’exception.

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