LA SAISON par genre


Amok
Théâtre

Amok

Intense, physique, saisissant, Alexis Moncorgé incarne la noirceur et la folie d’une âme. Une révélation !

Stefan Zweig est l’un des auteurs les plus lus au monde. Deux de ses oeuvres adaptées pour le théâtre mettent en scène l’homme seul face à un monde indéchiffrable.

Alexis Moncorgé a choisi Amok, récit brûlant d’un homme fou d’amour, perdu, éperdu. Face au public, il conte sa vie. Une nuit de mars 1912, ce jeune médecin rentre en Europe à bord d’un bateau. Il a passé cinq ans en Malaisie, submergé par l’étrangeté et l’isolement. Le bateau avance dans la nuit et lui aussi tente d’avancer, dans la jungle de ses sentiments, ceux qu’a fait naître une femme venue lui demander son aide un jour au dispensaire. Cette femme deviendra son idée fixe. Son obsession. Son « amok ».

Le comédien est saisissant dès la première scène. Il parle et le temps se fige. Il perd tout, jusqu’à lui-même. La part d’ombre, l’une des clefs de l’oeuvre de Zweig – contemporain de Freud – orchestre le récit. La phrase est belle, les mots se font poésie. Est-il fou ? Lui a-ton réellement fait du tort ?

Alexis Moncorgé, puissant et convaincant, donne à l’âme le poids du corps, au texte la tension suffisante, et fait de ce voyage une fantasmagorie illuminée et ténébreuse. Petit-fils de Jean Gabin, il ne démérite en aucun cas la brillante carrière de son grand-père. La sienne s’annonce toute aussi remarquable.

Alexis Moncorgé : Molière 2016 dans la catégorie « Révélation masculine »
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Arno
Musique

Arno

Le 17 décembre, profitez d'une soirée culturelle complète avec De Nevers à l'aube, la nuit du court métrage à Nevers organisée par Sceni Qua Non. Début de la soirée à 17h30 à la MCNA avec une carte blanche à l'Agence Belge du court métrage, puis concert d'Arno à 20h00 à la MCNA, pour finir la soirée au Café Charbon avec des projections jusqu'à 5h00 du matin !
L’immuable chanteur flamand débarque à Nevers et compte bien enrôler le public à bord de son vaisseau musical surréaliste et singulier !

En 2016, Arno propose un nouvel opus (il a déjà enregistré 32 albums studio dans sa vie). Human incognito est donc son petit dernier où il s’autorise à rêver, à imaginer un monde utopique « où les chiens embrassent les chats » et « où les cons ne font pas de bruit ». Avec l’expérience et l’inspiration instinctive qu’on lui connaît, le challenge pour Arno n’était pas tant d’enregistrer un nouvel album mais bien de ne pas se répéter. Créatif et impulsif, il penche pour un ensemble à la démarche plutôt organique, avec moins de synthé et de claviers que sur les albums précédents.
On voyage alors entre blues et ballades de poor lonesome European cowboy, entre des textes tantôt anglais tantôt français… Finalement, Arno a choisit de ne pas choisir et reste imprévisible, avec ce sens de la formule qui n’appartient qu’à lui. Son génie et sa verve, il les puise dans les choses simples de la vie : « Toutes mes chansons naissent de mon observation des gens. Ils m’inspirent. »
Bête de scène, Arno est infatigable et aime ça ! Le « vieux motherfucker » un brin nostalgique mais toujours extrêmement énergique, vous invite dans son bazar, comme il aime à le nommer et vous promet une soirée inoubliable, à la frontière entre poésie surréaliste et musique organique sur fond de guitares rauques.

Ce qu'en dit la presse... : « Il chante toujours comme si c'était la dernière fois. Arno vit pour son art et ses mots sonnent plus juste que jamais dans "Human Incognito", un album rock et tendre. » Culturebox
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Bella Figura
Théâtre

Bella Figura

Yasmina Reza, plume acérée du théâtre contemporain, met en scène sa dernière pièce : maris et femmes, amants et maîtresses, le couple moderne y est savamment disséqué !

Un homme et une femme se tiennent sur le parking d’un restaurant. Andrea, mère célibataire, est encore dans la voiture. Son amant, Boris, patron d’une entreprise de miroiterie, essaie de la convaincre d’en sortir, en dépit de l’erreur qu’il vient de commettre : mentionner que le restaurant lui a été conseillé par sa femme… Un peu plus tard, au même endroit, survient un autre couple, Françoise et Éric, accompagné par Yvonne, la mère d’Éric, qui fête son anniversaire. On apprend très vite qu’un lien inopportun les unit aux premiers : Françoise n’est autre que la meilleure amie de la femme de Boris !

Après Le Dieu du carnage, Comment vous racontez la partie, Bella Figura est la troisième mise en scène de Yasmina Reza, auteure maintes fois primée pour Art. Ses oeuvres théâtrales sont adaptées dans plus de 35 langues et jouées à travers le monde.
Avec Bella Figura, Yasmina Reza détourne, dans une langue subtile, les codes du vaudeville pour exprimer le mal-être d’une époque, l’indécision de l’amour, la difficulté d’être heureux, voire la névrose existentielle d’une classe aisée.
Par des dialogues féroces, pleins d’humour et de finesse, cette comédie fait la part belle à l’interprétation des cinq comédiens, dont la sublime Emmanuelle Devos. Une pièce drôle et cruelle dont personne ne sort indemne. Suspens garanti !

YASMINA REZA : Prix Renaudot 2016 pour Babylone.

 

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Cirque Le Roux
Cirque / Arts visuels

Cirque Le Roux

La comédie circassienne totalement déjantée à ne surtout pas manquer !

Dans ce spectacle, Cirque Le Roux, qui triomphe actuellement à Bobino, déjoue tous les codes et nous propose un divertissement inhabituel où se mêlent une bombe d’esthétisme, une folie joyeuse et une véritable prouesse technique.

Quatre circassiens, formés à l’École Nationale de Cirque de Montréal et à l’École Supérieure des Arts du Cirque de Bruxelles, nous racontent une histoire digne des films noirs d’Hollywood, celle du mariage de Miss Betty à la fin des années 30. Dans un boudoir cosy où le champagne coule à flot, trois hommes plutôt dandys et une mariée hystérique font irruption, entretenant des relations mystérieuses.

Cirque Le Roux installe un univers d’intrigues où ces quatre personnages tentent de protéger un coupable secret : The Elephant in the room ; une expression qu’utilisent nos amis britanniques lorsqu’un problème est évident pour tout le monde mais que personne n’ose aborder…

C’est dans cette ambiance à la fois noire et raffinée que s’enchainent alors grandes glissades, rires, bagarres et danses typiques du musichall américain des années 30. Entre Jeune Bouchon, John Barick et Mister Chance, Miss Betty virevolte. Un travail de haute voltige calculé au millimètre près, que ce soit dans les déplacements, les équilibres ou les cascades. On frissonne à chaque instant. Et on rit beaucoup aussi, car ces acrobates vous offrent un brillant jeu de comédien !

  

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Enfin la fin
Théâtre

Enfin la fin

Un seul en scène tragicomique qui retrace la vie d’un homme qui ne tient qu’à un compte à rebours.

De 1 à 1000, un homme fait le compte de sa vie. Un revolver sur la tempe, il s’adresse à nous, public : « Je vais compter jusqu’à mille et me tuer. » En voilà une entrée en matière !

Tout en comptant, il fait le récit à la fois entièrement vrai et paradoxalement entièrement faux de sa vie. Il retrace avec humour et suspens les raisons qui pourraient le pousser à ce geste fatal. Pourquoi en est-il arrivé là ?

Cette alternance entre texte et comptage créé à elle seule une tension dramatique drôle et insoutenable à la fois. Plus la fin annoncée approche, plus on se sent tour à tour voyeur, détaché, apitoyé, impuissant et cruel face au destin tragi-comique du personnage. Spectateur indigné, notre impuissance se transforme petit à petit en rire et détachement.
Si les thèmes qu’il aborde sont d’un noir absolu, Peter Turrini fait preuve d’un style et d’une légèreté remarquables. Grâce à un humour d’une rare perversité, il réussit en quelques lignes à nous faire rire des pires abominations pour ensuite nous écraser d’un sarcasme plus dévastateur encore.

Enfin la fin est donc le dernier monologue d’un homme qui parfois se regarde jouer, parfois s’invente un public. En refusant de s’engager émotionnellement dans la vie, son seul refuge est l’imagination. En pleine perdition, sa seule ambition est d’en finir, et ne vous laissera pas le choix : vous serez pris à parti que cela vous plaise ou non !

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Gianni Schicchi
Opéra

Gianni Schicchi

Un opéra sur fond de farce digne de la Commedia Dell’arte, un pur moment de divertissement !

Opéra en un acte de Giacomo Puccini, Gianni Schicchi est le troisième volet du fameux Triptyque (Il Trittico). Contrairement aux deux autres volets, Gianni Schicchi connut un très grand succès, éclipsant Il Tabarro et Suor Angelica. Il préfigure davantage Le Nez de Chostakovitch qu’il ne rappelle Falstaff de Verdi. 

Le livret en italien de Giovacchino Forzano est fondé sur une histoire racontée dans la Divine Comédie de Dante : à Florence au XIIIe siècle, le vieux Buoso Donati vient de mourir, léguant par testament tous ses biens au clergé. Sa famille affolée fait appel à Gianni Schicchi, lequel imagine se substituer au défunt pour dicter au notaire un nouveau testament. Il en profite pour s’attribuer les biens du disparu.

Satire sociale parfois grinçante, mais aussi comédie macabre pleine d’enseignements sur les travers de la nature humaine, cette intrigue menée tambour battant, joue sur la complicité établie entre le héros-titre et le public. Vous vous réjouirez de voir des héritiers malhonnêtes se laisser berner par un complice dénué de scrupules et beaucoup plus rusé qu’il n’y parait !

Avec son célèbre aria « O mio babbino caro » que chante Lauretta à son père et la diversité constante de son écriture musicale qui permet un vrai pouvoir comique, Puccini nous offre grâce à Gianni Schicchi un opéra légendaire.

    

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Lady Raymonde
Chanson

Lady Raymonde

Une soirée aux couleurs "diva vintage" entre chansons populaires, rires et émotions : partez pour l’Amérique avec Lady Raymonde !

Incarnée par l’irrésistible Denis d’Arcangelo, Madame Raymonde, chanteuse à Ménilmontant, décide de partir à Broadway et devient Lady Raymonde ! À la conquête des Etats-Unis, en musique et en chansons, Madame Raymonde garde sa gouaille et sa générosité légendaires.

Entre chanson française, de Trenet à Gainsbourg, et opérette – avec entre autres Moi, je cherche un emploi interprétée à l’origine par Arletty – Madame Raymonde chante et nous enchante. Mais pour la première fois, elle propose un répertoire anglais et interprète des titres de Lou Reed, Dolly Parton ou Mort Shuman.

Accompagné avec talent à l’accordéon et au piano par Sébastien Mesnil dit le Zèbre, Denis d’Arcangelo nous entraîne avec humour dans ce voyage outre-Atlantique où cette pauvre Madame Raymonde nous expose ses mésaventures américaines, ses emplois dans différents music-halls plus ou moins lesbiens, ses étonnements, ses enchantements, mais aussi ses déconvenues de « Lady » arrivée de Paris. Elle n’oublie pas non plus la chanson réaliste, dont elle reste une ardente messagère et nous en livre quelques sommets.

Mise en scène par la non moins célèbre Juliette, notre hilarante et malicieuse diva parisienne s’envole direction New-York et nous promet, avec ce nouveau tour de chant, encore plus drôle, plus mordant et plus émouvant, un spectacle de variétés exceptionnel !

En lever de rideau : Céline Villalta proposera ses nouvelles chansons qu’elle aura travaillées durant sa résidence de création à la MCNA .
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Le Corps du Ballet national de Marseille
Danse

Le Corps du Ballet national de Marseille

Performance originale qui prône le dialogue du corps individuel et du corps collectif, de la danse classique et contemporaine.

Comment faire du ballet classique une aire de jeu, ou plutôt un champ de bataille, sur lequel l’individu et le groupe se rencontrent ? La question parcourt en filigrane toute l’oeuvre de Greco et Scholten qui, depuis leur rencontre, ne cessent d’interroger les limites de la danse classique.

Dans ce spectacle librement inspiré de l’essai d’Elias Canetti, Masse et Puissance, l’arabesque rejoint le cri, les pas de deux les plus célèbres évoluent face à un groupe soudé comme une tribu. Le corps oscille à la fois entre équilibre mesuré et enthousiasme débridé. Passé et présent se frottent et se heurtent au son d’un montage musical énergique et puissant.

Fondé en 1972 par le chorégraphe Roland Petit, le Ballet National de Marseille a fait partie des premières compagnies à obtenir le label de Centre Chorégraphique National. Le BNM, entre autre dirigé par Marie-Claude Pietragalla de 1998 à 2004, est mené depuis septembre 2014 par le duo Emio Greco et Pieter C. Scholten. Ils ont développé un univers et une écriture qui empruntent autant au vocabulaire classique qu’à la danse postmoderne. 

Dix-sept danseurs se jettent à corps perdus dans une chorégraphie exigeante pour nous proposer ce ballet qui questionne sur la place du corps et donne à voir des tableaux absolument sublimes.

  

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Les Chatouilles ou la danse de la colère
Théâtre / Danse

Les Chatouilles ou la danse de la colère

Un mélange de danse et de théâtre tout en légèreté pour dénoncer un sujet grave et tabou.

Une chaise sur scène, c’est tout. Dans une parfaite simplicité, vêtue d’un tee-shirt et d’un jean, le visage dégagé et sans maquillage, Andréa Bescond parvient à faire vivre en un rythme effréné une multitude de personnages, hommes ou femmes, adultes ou enfants qui ont jalonné son parcours blessé. De la petite fille qu’elle était à huit ans et qui rencontre Gilbert, l’ami de la famille, celui qui abuse d’elle pendant plusieurs années, à la jeune femme qu’elle est devenue aujourd’hui.

Les Chatouilles est un spectacle autobiographique qui soulève un sujet dramatique. Le choix de cette histoire s’est imposé à la jeune artiste comme une survie, comme l’envie de dire haut et fort ce que beaucoup ne veulent pas entendre, rejettent en bloc… Quoi de plus insupportable que l’abus d’un enfant ?

Mariant la parole et le jeu, utilisant la danse comme force rédemptrice, cette performance est aussi forte qu’elle est émouvante, savamment ponctuée de touches humoristiques. Subtilement mise en scène par Éric Métayer, la danseuse comédienne parvient avec distance et finesse à conter cette terrible histoire qui est la sienne, sans jamais tomber dans la représentation insoutenable, se mouvant sur une bande son originale percutante. 

Une brillante prestation pour briser les tabous où Andréa Bescond exprime sa rage et sa douleur avec une rare énergie. Magnifique !

ANDREA BESCOND : Molière 2016 dans la catégorie « Seul(e) en scène »

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L’ombre de Stella
Théâtre / Chanson

L’ombre de Stella

Aussi drôle que touchant, ce seul en scène met en lumière la vie d’une femme de l’ombre, partagée entre l’admiration et la haine.

Elle tourne Typhon sur Macao, joue Phèdre, passe ses nuits chez Maxim’s et dans les boîtes en vogue. Stella connaît la gloire dans les années 40, avec son caniche Whisky et ses compromissions. Elle doit surtout énormément à sa suivante, sa dame d’honneur, sa confidente ; une autre femme qui ne fréquente que l’ombre de la célébrité. Cette femme c’est Mylène, fille de concierge, condamnée à la face cachée du soleil, aux humiliations, crises de nerfs et autres caprices. Son amour, plus fort que tout, mais désenchanté, traverse des accès de rage.

Écrivain, biographe, dramaturge hyperactif, Pierre Barillet a côtoyé Jean Cocteau, Arletty, Marlène Dietrich. Dans son récit Quatre années sans relâche publié en 2001, il aborde déjà le rôle des artistes sous l’occupation et des divas d’après-guerre. À 93 ans avec L’Ombre de Stella, il propose la mise en lumière de ce sujet, et offre à Denis d’Arcangelo d’incarner le rôle.

Comédien, artiste de music-hall et de cabaret, l’un des 2 G, créateur de Madame Raymonde, il se métamorphose pour devenir Mylène, l’amoureuse blessée dénouant l’imbroglio de ses propres sentiments et révélant son vrai visage. 

Après dix jours en résidence de création à la MCNA, découvrez en avant-première ce spectacle subtil et truculent dévoilant le portrait d’une femme qui a su faire le sacrifice de sa vie pour une autre.

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Madame Bovary
Théâtre

Madame Bovary

Une pièce qui donne chair à la sensibilité, l’ironie et la force poétique de l’écriture de Flaubert, qui parle des hommes et femmes d’aujourd’hui.

Une jeune femme mal mariée s’ennuie dans sa vie médiocre. Elle prend des amants, accumule des dettes, puis finit par se suicider. Présentée comme cela, l’histoire de Madame Bovary est intemporelle. On ne s’étonne pas que le roman de Flaubert ait fait l’objet de multiples adaptations cinématographiques et théâtrales. C’est désormais sous l’adaptation de Paul Emond que Sandrine Molaro et Gilles‑Vincent Kapps ont monté leur propre version. 

Sur scène, quatre chaises et quelques instruments à portée de main. On devine la place d’un village, un coin de campagne, ou la dernière table d’un banquet de noces sous les arbres au fond du verger. Une comédienne et trois comédiens, tour à tour personnages ou narrateurs, enchaînent les rôles et s’adressent directement à nous pour conter ou chanter, le récit de l’épopée d’Emma Bovary étant soutenu par un univers musical joué en direct par les comédiens. 

Entre citations parodiques et créations originales, ces courants d’air musicaux sont autant de respirations dans une mise en scène qui insiste sur l’oppression accablante d’Emma, présentée comme une jeune femme qui a le tort de vouloir vivre libre. Madame Bovary, c’est l’histoire d’une révolte romanesque contre l’ordre établi dont le récit se révèle inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie.

Sandrine Molaro : nomination aux Molières 2016 dans la catégorie « Révélation féminine »
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On ne badine pas avec l’amour
Théâtre

On ne badine pas avec l’amour

Un classique qui n’a jamais semblé aussi actuel. Un texte qui n’a rien perdu de sa fraîcheur ni de sa fulgurance création subversive !

Alfred de Musset écrit cette pièce en 1834 à l’âge de vingt-quatre ans, blessé d’amour après sa rupture avec George Sand, sans se douter du destin intemporel de son récit. En 2016, la compagnie F.I.E.V.R.E. formée de jeunes comédiens issus de l’École du Théâtre National de Bretagne, en propose sa version, fidèle au texte original d’une incroyable modernité.

Camille et Perdican, à peine vingt ans, sont les représentants d’une jeunesse en lutte, en quête d’amour et d’idéal, heurtés de plein fouet par la réalité du monde et de la société. Ils cherchent leur place, jouent avec l’amour et le langage, entre l’enfance perdue et l’âge adulte qui leur tend les bras. Ils « badinent avec l’amour » mais sont pourtant déjà abîmés par un monde qui oppose à l’insouciance, la trahison, la raison, l’orgueil et
la dissimulation. 

Yann Lefeivre signe une mise en scène résolument pop et moderne, apportant du sang neuf à ce classique du répertoire. Sa relecture du texte de Musset restitue l’esprit à la fois grotesque et tragique de ce drame romantique où les sentiments se confrontent aux mensonges et aux non-dits de la société.

Ces cinq jeunes comédiens vous convient à une pièce « à vif » où tout va très vite, comme une fuite en avant, une machine qui déraille. Une pépite théâtrale !

    

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The King’s singers
Chanson

The King’s singers

Originaire d’Angleterre, ce choeur a capella est connu pour son excellence vocale, enchantant l’oreille dès la première note. Acclamés à travers le monde entier pour leur virtuosité, leur énergie et leur charme à l’anglaise, The King’s Singers se produisent devant des centaines de milliers de spectateurs chaque saison. Instantanément reconnaissables grâce à leur intonation immaculée, la fusion des timbres et leur rythmique incisive, les six hommes sont passés maîtres dans le domaine du chant choral.

Le sextette a constamment fait évoluer son répertoire depuis ses débuts dans les années 70. Avec plus de 200 partitions à son actif, incluant des pièces essentielles de compositeurs illustres tels que Luciano Berio, Gyögy Ligeti, Sir James MacMillan, Krysztof Pendrecki, Toru Takemitsu, Sir John Tavener, Gabriela Lena Frank et Eric Whitacre, le groupe reprend aussi des arrangements d’une multitude d’oeuvres, allant des standards de jazz aux « hits » de la musique pop, tout en explorant le motet médiéval et les madrigaux de la Renaissance.

Rigueur vocale sans faille, sûreté de tous les styles, humour irrésistible, les « King’s » se montrent d’année en année à la hauteur d’une réputation qui ne faiblit pas.

Une soirée sous le signe de l’excellence, avec un large panel de couleurs vocales et de sonorités proposé par ce célèbre sextette anglais en tournée européenne et pour la première fois à Nevers.

Programme
Chansons traditionnelles Britanniques :
> Lass of Richmond Hill (trad. arr. Gordon Langford)
> Star of the County Down (trad. arr. Howard Goodall)
> O my love is like a red, red rose (trad. arr. Simon Carrington)
> Migildi Magildi (trad. arr. Bill Ives)

Claude Debussy : Trois Chansons de Charles d'Orléans

Chansons françaises :
Jean-Paul-Égide Martini ((arr. Goff Richards) : Plaisir d’amour
Gabriel Fauré (arr. Goff Richards) : Le papillon et la fleur
Georges Auric on Johannes Brahms : Quand tu dors près de moi
Jacques Brel (arr. Runswick) : La valse à mille temps

Goffredo Petrassi : Nonsense

Puis sélection de plusieurs chansons de leur album Postcards et des chansons d'harmonie classique.
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Tu, el cielo y tu
Danse

Tu, el cielo y tu

Catherine Berbessou emprunte les chemins du tango argentin pour traduire en mouvements la complexité de nos sentiments amoureux.

« Je prends le parti d’explorer les contours et les affres de la passion amoureuse en ce qu’ils s’inscrivent d’abord dans un rapport corporel à l’autre. »

Avec cette toute nouvelle création, la chorégraphe Catherine Berbessou expose très clairement ses intentions et souhaite exprimer et mettre en mouvement les puissances de l’érotisme. 

Six femmes et quatre hommes vivront « l’alchimie étrange, jouisseuse et ravissante » qui en émane. Ils feront vivre ce concept en empruntant les chemins du tango tels que, depuis vingt ans, Catherine Berbessou leur a donné un tracé définitivement original. Un choix de danse non dénué de sens, le tango argentin traduisant l’expression du désir, de l’amour et de la passion. Il traduit le mouvement des corps d’un homme et d’une femme à la recherche l’un de l’autre, un langage corporel à la fois subtil et charnel.

Devenue depuis treize ans une référence dans le corps à corps tango/danse contemporaine, Catherine Berbessou a su réinventer cette danse de couple en un genre nouveau indéniablement poétique. Elle sait allier l’exploit des pas compliqués, la qualité des intentions et la richesse des compositions de groupe. On se souvient encore de son passage à Nevers avec son précédent spectacle Valser.

Le standard du tango est ainsi mélangé à la gestuelle du contemporain et c’est ce jeu ivre d’amants aimantés, cette joute amoureuse, cette déclaration enflammée qui seront dévoilés sur le plateau de la MCNA.

  

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Wilson chante Montand
Chanson

Wilson chante Montand

Laissez-vous séduire par les plus belles chansons d’Yves Montand subtilement interprétées par Lambert Wilson.

Les inconditionnels se souviennent parfaitement de cette grande silhouette avantageuse, de ses costumes noirs, de sa voix reconnaissable entre mille… Yves Montand a su marquer à jamais l’histoire de la chanson, du music-hall, du théâtre et du cinéma. 

Vingt-cinq ans après la disparition de cet artiste accompli, un de ses homologues lui rend hommage avec un tour de chant reprenant ses titres incontournables et d’autres plus confidentiels. 

Lambert Wilson, aussi talentueux qu’élégant, vous embarquera dans l’univers du crooner franco-italien, dans une ambiance de boîte new-yorkaise de l’après-guerre, au son de sa voix suave de baryton léger. Les deux artistes se rejoignent par une tessiture similaire et surtout par l’exigence des mots et la passion commune de ces poètes auteurs de refrains immortels.

Entre plaisir immense et émotion palpable, Lambert Wilson entonnera Les Feuilles mortes ou encore Barbara, et interprètera une trentaine de chansons dont La bicyclette, Le temps des cerises, Syracuse, La chansonnette… accompagné de musiciens à la touche jazzy héritée des années 60, dans une mise en scène très esthétique signée Christian Schiaretti.

Vous serez conquis dès les premières notes et retrouverez immédiatement l’univers de l’inoubliable Yves Montand le temps d’un concert d’exception.

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